EditoUn édito, c’est toujours un peu de météo, un peu de valeurs. Côté météo, l’épisode dépressif qui touche le continent de la recherche s’est installé avec la grisaille des budgets, des postes et des salaires indignes pour les (rares) jeunes maîtres de conférences. Pour le CRETEIL, c’est aussi l’échec de l’association avec le Laboratoire Ville Mobilité Transport, pourtant validée par la tutelle et souhaitée par les membres des deux équipes, en raison des prétentions certes bureaucratiques mais néanmoins exorbitantes de l’Université de Marne. Il y a aussi un peu plus que des éclaircies : un nouveau bâtiment pour l’IUP dans lequel les doctorants trouvent toute leur place, l’arrivée des géographes de Paris XII au CRETEIL, des succès nombreux
aux appels d’offre de recherche, des recherches de plus en plus nombreuses commandées par le monde professionnel, et cette Passerelle qui révèle la capacité d’initiative, le sens de l’intérêt collectif et la volonté d’insertion dans les mondes académique et professionnel de nos doctorants. Côté valeurs, disons le tout net : chez nous, la qualité des jeunes qui s’engagent dans la recherche, leur créativité et notre capacité à proposer des travaux utiles aux besoins du monde contemporain l’emporteront toujours sur les mécanos institutionnels débouchant sur des structures aussi lisibles que fades.
J. Dubois-Maury, J-P. Orfeuil